D'après la définition du Petit Robert,

Parisien, ienne (paYizjR, jDn) n. et adj.

• v. 1460; parisin 1312; de Paris

1 ¨ (1771) Natif ou habitant de Paris. ? fam. parigot. Les Parisiens et les banlieusards. Un vieux Parisien de Montmartre.

2¨ Adj. De Paris; relatif à Paris, aux Parisiens. Bassin parisien, banlieue parisienne. La vie parisienne. La haute société parisienne, le Tout*-Paris. Un événement bien parisien (? parisianisme). Titi parisien.

Tout est là, Natif ou habitant de Paris.

  • Si l'on considère qu'il s'agit d'un natif, alors toute personne née à Paris est considérée comme parisien, et je ne pense pas qu'ils soient encore nombreux[1], et cela exclu aussi tout les provinciaux nés en province et vivant à Paris depuis plusieurs années.
  • Par contre, si l'on inclus les habitants de Paris, le problème devient interessant. Considérant en effet, que beaucoup de personnes originaire de la province, et même des personnes nées en dehors des frontières françaises, vivent sur Paris, cela englobe pas mal de monde. Je ne ferais pas une liste exhaustive, mais on peut y trouver des bretons, des lensois, des alsaciens, des toulousains, des auvergnats, des marseillais[2]. Et personnellement, je ne connais pas un seul marseillais digne de ce nom qui accepte de se faire traiter de "Parisiens".

Peut être que depuis les tous débuts de la langue Française, c'est à Paris que l'on a décidé de son évolution, de sa façon de l'écrire mais cette décision a été prise par des personnes issue de la France entière et non pas seulement par des personnes natif de Paris. Et personnellement je peux faire la différence entre le français de Reims, de Nantes ou Lyon. C'est-on une seule fois posé la question de savoir s'il n'y avait pas une particuliarité régionale dans le français parlé à Paris. Ou est-ce tout simplement parce qu'un Parisien n'existe plus dans le sens strict de sa définition. Et que cette particularité, a été éliminée au fil des siècles (comme dans le reste de la France) par la standardisation du français, et par l'afflux massif de provinciaux à Paris.

Il serait peut être alors temps d'arrêter de taper sur la tête du parisien (en tant qu'exception dans le peuple français), car il n'est en fait que le reflet de la France et de toute ses disparités régionales. Pays qui a réussi à partir d'une multitude d'ethnie à créer une unité nationale, mais surtout une langue unique qu'il faut préserver et ne pas laisser mourir par l'absorbtion d'anglicismes lexicaux.

Notes

[1] Non je ne suis pas né à Paris, mais en porte les couleurs depuis mes premières semaines.

[2] Vous remarquerez que je cite là des personnes avec un fort accent et une façon de parler propre à leur régions(expressions et tournure syntaxique)